
Il est important de souligner que cette campagne vise principalement l’hébergement public sur GitHub, et non l’émulation en tant que concept. L’émulation, elle même, reste légale dans de nombreuses juridictions, à condition d’utiliser des copies de jeux obtenues légalement. En revanche, l’utilisation ou la diffusion de ROMs sans posséder l’original constitue du piratage dans la majorité des pays. Plusieurs développeurs indiquent déjà que des miroirs, dépôts auto-hébergés, GitLab alternatifs et hébergeurs privés demeurent actifs, permettant au développement de se poursuivre en dehors des grandes plateformes centralisées. Comme lors des précédentes vagues DMCA, la communauté réagit rapidement. Certains utilisateurs recommandent de sauvegarder les dernières versions fonctionnelles, tandis que de nouveaux projets migrent vers des solutions décentralisées ou privées, avec un intérêt croissant pour le développement orienté mobile et Android. Si ces actions ralentissent indéniablement les progrès et fragmentent l’écosystème, l’histoire de l’émulation montre qu’elle s’adapte et survit, malgré les obstacles juridiques successifs. Nintendo, de son côté, maintient une position ferme pour défendre son écosystème fermé et lutter contre le piratage. Une approche qui, une fois encore, relance le débat entre protection des droits, préservation du patrimoine vidéoludique et liberté du développement open source.

Lien du fichier de réclamations de Nintendo (qui intègre tous les liens concernés)
Source: https://www.logic-sunrise.com/forums/to ... rs-switch/